J'ai déposé une rose sur un banc
J'ai pleuré de perdre ce que j'avais
Du quai de départ au téléphone qui sonnait
Du lit où j'ai tant aimé à l'alcool qui me séchait,
Tu es partie, tu m'as quitté, sans revenir, jamais.
Tu es partie, alors va-t'en ! Allé, va-t'en !
Tu es partie et tu m'oublies ! Va-t'en !
Quitte ma mémoire et mes souvenirs,
Le bonheur est un souvenir cruel,
Le bonheur, c'est le présent !
Va-t'en ! Va-t'en !
Allé va-t'en !
A quoi ça sert ? De t'aimer, de te vivre, de t'adorer ?
A quoi ça sert ? A quoi ça sert ? Allé va-t'en ! Va-t'en !
J'ai trop souffert ! A quoi bon ?
Je t'aime et tu pars ! Allé va-t'en !
Reviens pour voir ! Et puis va-t'en !
Va-t'en !
J'habite un endroit sans arbres
à la fenêtre, pas d'écureuil, que des pigeons !
Aux écureuils, de la brioche et des noisettes
Aux pigeons, des coups de pieds au derche !
Allé va-t'en ! Va-t'en, salle pigeon !
J'ai pas réfléchis, j'ai rêvé !
J'ai pas pensé, j'ai aimé !
L'été, la fenêtre est ouverte, l'hiver, il faut la fermer !
Et je la ferme, comme on ferme un livre
Un bon livre, qu'on a aimé, mais dont la fin est bâclée !
Si l'auteur respectait son œuvre !
Si la chute n'était pas la fin !
La fin c'est la mort ! Allé, va-t'en la mort !
Ils ne vécurent pas heureux, ils vécurent mort !
Allé va-t'en ! Va-t'en la mort !
Je t'exorcise ! Je ne t'aime pas la mort !
Si j'ai aimé, c'est pour vivre !
Pas de prologue ! Pas de maladie !
Une dernière page, une fin qui sonne comme un départ.
J'ai eu plein de vie ! Je me suis entrainé à mourir !
Alors va-t'en ! Mourir je sais faire, j'ai appris !
Va-t'en, je te dis ! Va le rejoindre ! Va l'aimer lui !
Va, va le faire vivre ! Va le faire mourir ! Allé vas-y !
Les femmes sont l'humidité, sont l'eau de la pluie
Un ruisseau, une rivière, un fleuve du delta et de l'oméga,
une mer, un nuage et l'enfer !
Je ne veux pas te répondre, car il y a lui !
Lui, c'est l'orage !
Va-t'en, pars avec lui !
Tu m'a fait des promesses, sans rien donner.
Moi, je suis l'infirme ! Et j'infirme le bonheur de t'aimer !
Je voulais être un homme ! Tu m'as fait petit garçon !
Tu m'as fait petit garçon, alors va-t'en !
Va-t'en ! Va-t'en ! Va-t'en !